Nicolas-Quinibert Foliot

Nicolas-Quinibert Foliot fut un maître menuisier du XVIIIe siècle, né en 1706, mort en 1776.



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Ébéniste - Ébénisterie - Artisanat du bois - Bois - Personnalité française - Naissance en 1706 - Décès en 1776

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Nicolas-Quinibert Foliot fut un maître menuisier du XVIIIe siècle, né en 1706, mort en 1776.

Fauteuil à châssis d'époque Louis XV, par Nicolas-Quinibert Foliot, d'un ensemble livré pour Madame Infante Duchesse de Parme. Paris 1749. Metropolitan Museum of Art, New York.


Nicolas-Quinibert Foliot fait partie d'une importante dynastie de menuisiers du XVIIIe siècle, qui se sont illustrés pendant plus de quarante ans au service du Garde Meuble de la Couronne.

Son père Nicolas Foliot, mort en 1749, fut établi rue de Cléry, à l'enseigne du "duc de Bretagne" et fut juré de la communauté de 1736 à 1738. Il ne semble pas avoir signé ses œuvres mais il apporte diverses pièces de mobilier pour les résidences royales à partir de 1723.

Des trois fils de Nicolas Foliot (Père), l'ainé fut marchand-mercier. Les deux autres sont Nicolas-Quinibert (1706-1776) et son frère François Foliot, dit le jeune (1720-1761), qui accède à la maitrise en 1749 et qui fut à la fois menuisier et sculpteur.

Une troisième génération de Foliot, nés de deux mariages de François Foliot le jeune (1720-1761), est représentée par : Toussaint Foliot (1717-1798) sculpteur du roi, reçu maître en 1732, qui travaille pour le Garde-Meuble de la Couronne de 1764 à 1789 et François II Foliot (1748-après 1808) qui fut reçu maître en 1773, date à laquelle il prit la direction de l'établissement "au duc de Bretagne" fondé par son grand-père Nicolas Foliot.

Biographie

Nicolas-Quinibert Foliot (1706-1776), reçu maître en 1729, quitte assez tôt l'atelier paternel pour s'établir à son compte rue de Cléry et fut juré de sa corporation de 1750 à 1752. Il contribua brillamment à l'épanouissement du siège Louis XV et fut à la tête d'un atelier prolifique. Pour l'unique année 1767, il apporte pour les résidences royales de Versailles, Trianon, Compiègne, Fontainebleau, et Saint Hubert, soixante bois de lit, cinquante écrans ou paravents, quatre canapés, trente-deux bergères, cent-trente-cinq fauteuils, quatre-cent-soixante-huit chaises, vingt-et-une banquettes et quatre-vingt tabourets, le tout pour 18000 livres[1].

Il faut en particulier rappeler, que Nicolas-Quinibert Foliot fut sans doute l'auteur de la série exceptionnelle, parmi les plus beaux sièges du XVIIIe siècle, des fauteuils commandés pour Madame Infante, fille de Louis XV, à Parme, d'un rocaille symétrisé, magistral[2], dont uniquement trois exemplaires sont actuellement connus[3].

Au delà des liens familiaux des liens d'affaire unissent les Foliot. Ainsi Toussaint Foliot (1717-1798), fréquemment appelé "Foliot Neveu" dans les mémoires du garde meuble à fréquemment collaboré comme sculpteur à l'œuvre de son oncle Nicolas-Quinibert. C'est le cas des soixante-douze pliants commandés en 1769 pour meubler à Versailles la Chambre de la Reine (12 pliants) et le Salon de la Paix (60 pliants). Le modèle fut commandé à Gondouin, les bois furent confiés à Nicolas-Quinibert Foliot, la scultpure échue à Toussaint Foliot, alors que la Veuve Bardoux dora ces soixante-douze pliants de deux ors[4]

Parmis les pièces de mobilier réalisées par Nicolas-Quinibert Foliot qui nous sont parvenus, on trouve à coté de meubles d'une qualité exceptionnelle, nombre de sièges bien plus simples probablement conçus pour des appartements de suite. Mais quelle que soit leur richesse, les œuvres de N-Q Foliot se signalent toujours par l'élégance de leur ligne au galbe particulièrement allongé, particulièrement souple qui marque un plein épanouissement du Style Louis XV.

À la fin de sa carrière il adopte un style Transition assez personnel, qui conserve des lignes Louis XV particulièrement assagies, mais avec un décor sculpté à la fois fouillé et sobre emprunté au répertoire néo-classique, qu'on doit fréquemment à Pierre-Edme Babel ou à son neveu Toussaint Foliot. On peut citer pour exemple : la paire de bergères livrées pour le Cabinet Intérieur de la Comtesse du Barry au château de Saint-Hubert en 1771[5], ou les sièges du Cabinet Intérieur de Marie-Antoinette à Choisy, livré en 1770[6].

Estampille

L'estampille qui est frappée avec un fer sous la ceinture des sièges est la signature du menuisier. La majorité des meubles que Nicolas-Quinibert Foliot réalise pour la couronne ne sont pas signés, mais lui sont délivré par le dépouillement des inventaires et des entrées du journal du Garde-Meuble, au terme de recherches menées depuis 1945. Ici l'estampille relevée sur un grand canapé était répétée deux fois. Le Metropolitan Museum of Art de New York conserve en ensemble de sièges en bois doré à châssis, où cette estampille est frappée à trois reprise.


Musées

Bibliographie

Notes et références

  1. François Comte de Salverte, Les Ébénistes Du 18e Siècle, Leurs Œuvres Et Leurs Marques, Les Éditions d'art et d'histoire. Paris 1934.
  2. Pierre Arizzoli-Clémentel, Le Mobilier de Versailles, XVIIe et XVIIIe siècles, Tome 2, page 163. Edition Faton, Dijon 2002
  3. Bill G. B. Pallot, in L'Estampille / L'Objet d'Art n° 291, mai 1995 - Éditions Faton
  4. Quatre de ces pliants sont conservés dans la chambre de la reine à Versailles. Inv. V 5151-5154. Daniel Meyer, Le Mobilier de Versailles, XVIIe et XVIIIe siècles, Tome 1, page 33. Edition Faton, Dijon 2002
  5. Ces deux sièges ainsi qu'un écran sont conservés dans le salon de compagnie du Petit Trianon. Inv. V 5749¹-². Pierre Arizzoli-Clémentel, Le Mobilier de Versailles, XVIIe et XVIIIe siècles, Tome 2, page 225. Edition Faton, Dijon 2002.
  6. Conservés à Versailles. Inv. V 3740-3744. Pierre Verlet, Le mobilier royal français, Tome 1, Paris 1945, n°25

Voir aussi

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