Conrad Mauter

Conrad MAUTER



Catégories :

Ébéniste - Ébénisterie - Artisanat du bois - Bois

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  • C. MAUTER (Conrad Mauter, Meister 1777), Paris um 1775/85.... Mahagoni profiliert.... Meuble ÃÂ hauteur d'appui Louis XVI de C. MAUTER... en ceinture.... (source : pipl)
  • A vendre Commode Louis XVI d'époque signée Conrad Mauter (ébéniste du Comte... Meuble Chemisier, tiroirs en dégradé, vitrines sur 4 cotés, double face, ... (source : search-antiques)

Conrad MAUTER

dit "Motaire"[1]. Né en Allemagne en 1742, mort le 14 mai 1810 à Paris[2] Conrad Mauter fut un maitre ébéniste fournisseur du Comte d'Artois.

Biographie

Né en 1742 en Allemagne, il émigre à Paris vers les années 1765.

Le 16 avril 1787, il se marie à Charlotte Félicité Foureau[3] fille de Louis Foureau, reçu Maître ébéniste en 1755 œuvrant au Faubourg Saint-Denis et qui s'était fait une bonne réputation pour ses meubles laqués.


Ils eurent cinq fils :

• Nicolas (1788 – 1853) Ebéniste

• Louis (1789 – 1856) Ebéniste

• Conrad-Eléonore (1792 - après 1856) Militaire, porté disparu lors de la Guerre d'Espagne (en fait prisonnier et réapparu après plusieurs années de captivité)

• Gabriel (1794 - ?) Gainier

• Charles-Nicolas (1796 – 1860) Ebéniste


Ils vécurent rue du faubourg Saint-Antoine, successivement au 327 (en 1799), puis au 273 (en 1803) et enfin dans sa propriété au 20 (à partir de 1806) jusqu'à sa mort.

Il décède le 14 mai 1810 à Paris, sa femme lui survivant jusqu‘en 1821.

Son œuvre

Il commence comme «ouvrier libre» de la rue du Faubourg Saint-Antoine dès 1768 [4] et obtint la maitrise le 10 septembre 1777. Ses affaires prospérent rapidement.


Dès 1782, il devient fournisseur ordinaire du Comte d'Artois[5], frère du Roi et futur Charles X. [6]. Ainsi, jusqu'à la révolution Française, il livrera ses meubles au palais du Temple, au Châteaux de Bagatelle, à celui de Saint-Germain-en-Laye, au Château de Maisons et même des commodes au Château de Saint-Cloud en 1791. Il fut l'un des plus prolifiques producteurs de meubles de cette fin de siècle. Malgré cela énormément de ses œuvres, dans ces châteaux, furent détruites ou disparurent durant la révolution Française [7]


Sous le Directoire, puis le Consulat, Mauter poursuit ses fabrications, surtout de tables de toutes espèces (à écrire, à manger, à jouer… dont certaines à mécanisme). Il subit sans trop de dommages les nombreuses faillites de sa corporation. Il fut créancier des faillites de l'ébéniste Trintzius (1803), des tapissiers Brunet (1804) et Quedeville (1807).


Durant toute cette période, il continua à réaliser, à coté des meubles de style Directoire ou Consulat, des meubles de style Louis XVI comme l'atteste sa succession réalisée par Palmer et Eyring en 1810[8]


A sa mort ses affaires étaient toujours aussi prospères : Il employait huit ouvriers ébénistes et son stock (bois de placage, d'acajou, d'amarante et de bois jaune) était particulièrement important (estimé à plus de 22 000 Francs) [9]


A son décès, son entreprise sera racquise par Nicolas-Louis Sandrin.


son art

Mauter a laissé la plupart de meubles Louis XVI presque tous en acajou et de lignes classiques. Sa production se divise en deux parties : des meubles de service particulièrement sobres avec peu de bronzes et des meubles de luxe plus élaborés aux moulures rigoureuses renforcées de baguettes d'encadrement en cuivre, colonnes et pilastres cannelés, etc.


Plus spécialisé dans les tables[10] de salon, de guéridons, tables de jeu, il a laissé aussi des commodes, des secrétaires, des petits bureaux plats ou à cylindre, des bonheurs-du-jour et des bibliothèques et bien plus rarement des meubles en placage de bois de rose ou de citronnier ou ou alors de marqueteries à motifs géométriques.


Son estampille

Il signe ses meubles de son estampille "C. MAUTER".

On la trouve quelquefois associée à celle de :


Adam Weisweiler [11]


Charles Topino et Claude-Charles Saunier (1735-1807) conjointement sur deux bonheurs-du-jour. [12]


• Antoine Gosselin[13]


ses clients

• Le Comte d'Artois futur roi de France (mentionné auparavant).


• Le peintre Louis David : une table de peintre à plateau à abattant découvrant des casiers (estampillée de Conrad Mauter ; Vente aux enchères à Versailles, 1er décembre 1991).


• Le tapissier Leclerc travailla pour Conrad Mauter [14]


Ses œuvres dans les musées et collections privées

Musées


• Château de Vendeuvre (Calvados) Dans le grand salon : Table de tric-trac en bois d'acajou et d'ébène, ivoire, bronze, cuir et feutrine par Conrad Mauter du dernier quart du XVIIIème siècle [15]


• Hillwood Estate (Washington DC), A l'étage dans la chambre de Mdme Post, bureau à rideau en acajou et bronze doré Louis XVI estampillé Conrad Mauter. Ca. 1780


Collections privées


• Collection S. H. Rhein

• Collection Jean Chélo

• Collection E. Levy


Notes et références

  1. Archives alsaciennes d'histoire de l'art, Volumes 1 à 4 1967 page 144
  2. "Le Mobilier Français du XVIIIème siècle" Page 601 Pierre Kjellberg Les Editions de l'Amateur
  3. ADP DB 5871 29 77
  4. table des communautés et Almanach des bâtiments 1768
  5. Comte de Salverte, Les Ebénistes du XVIIIe siècle, Paris 1934
  6. il fait état d'une fortune de 20 000 livres dans son contrat de mariage de 1787
  7. "Les ateliers parisiens d'ébénistes et de menuisiers aux XVIIe et XVIIIe siècles" Guillaume Janneau Editions S. E. R. G., 1975 page 220
  8. Dictionnaire des ebenistes et des menuisiers du XIX siecle Denise Ledoux Lebard
  9. Minutier Central des Notaires Parisiens ANMC XV (Succession du 16 mai 1810)
  10. »L'art et la manière des maîtres ébénistes français au XVIIIe siècle» J. Nicolay Paris 1976
  11. Secrétaire, estampillé A. WEISWEILER et C. MAUTER, placage de loupe de thuya. P 178 Patricia Lemonnier, Maurice Segoura Editions d'art Monelle Hayot, 1983
  12. "Charles Topino circa 1742-1803" de Sylvain Barbier Sainte Marie - 2005 - 167 pages
  13. Secrétaire à abattant signé C Mauter et A Gosselin Epoque Louis XVI Vente Christies N° 5489 Lot 532 http ://www. christies. com/LotFinder/lot_details. aspx?intObjectID=5029288
  14. Les ateliers parisiens d'ébénistes et de menuisiers aux XVIIe et XVIIIe siècles Guillaume Janneau Editions S. E. R. G., 1975 page 122
  15. numéro d'inventaire : 5047. Arrêté préfectoral du 8 avril 2009 portant inscription au titre des monuments historiques. Recueil des actes administratifs du Calvados n° 10 _ (10/04/2009)


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La version présentée ici à été extraite depuis cette source le 14/12/2010.
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